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Vie
sauvage
Sur
le beau lac bleuté, un ruban argenté
Scintille
au soleil, lorsque je me réveille.
Les
canards sauvages avec leurs pattes palmées
Se
faufilent à la nage vers l’autre côté.
La
mouette grise dans sa longue envolée,
Reste
un peu surprise perchée sur la cheminée.
L’orignal
mâle avec son panache foncé,
Se
donne beaucoup de mal pour la traversée.
L’écureuil
agile dans sa remontée,
Sur
la tôle qui rutile, fait sa randonnée.
Le
renard argenté, près de l'escalier,
Pour
son déjeuner, attends sa beurrée.
Des
arbres dénudés, des bourgeons tout gris,
Sommeillent
jusqu’à l’été, pour reprendre vie.
Dans
le ciel rosé, une ligne à l’horizon
Annonce
l’humidité, pour le reste de la saison.
Sur
le sol gelé, un lièvre dans le chemin,
Saute
de l’autre côté, pour fuir
le gamin.
Dans
la forêt aux milles coloris,
Fais
un arrêt et tu seras surpris.
Hajem 8 (96-06)
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