|
.

Les
souriceaux du Lac Donat
Une
famille souris
Vivait
en paix, dans la forêt.
Un
homme survint,
Et
voilà la guerre amorcée.
« Qui
du plus fort ou du plus fin survivra le dernier?»
La
surveiller, l'attaquer et l'écrabouiller,
Se
dit le malin de taille.
« Moi, alerte et
si petite,
Dans
le sous-bois, me cacherai.
Pour
fuir son balai de paille
».
À
la tombée de la nuit
Quand
il n'y aura plus aucun bruit,
Quitter
les bois,
Pour
m'enquérir d'un bon fromage gras,
Déposé
tout là-bas, dans ce grand plat,
Sera
pour moi chose du passé.
Avec
ignorance et sans souci,
Croyant
que le noir dissimulerait son apparence,
Escalade
la bûchette, pour grignoter avec aisance,
La
délicieuse pitance.

Un
peu plus bas, quel champêtre repas...
Puis
c'est la glissade, quelle dégringolade,
La
voilà bien au fond dans le grand seau,
Barbotant
à la surface des eaux.
Remonter
là-haut, un tout petit saut
Mais
point d'échelle ni de ficelle,
Parole
de bête,
Point
de bardeau, ni de bateau
Tout
ce tapage et ce remue-ménage.

Là-haut,
sur le tronc pourri,
Arrive
en ribambelle,
Une
colonie, de toutes ses amies.
Dans
l'ombre du désespoir,
Elle
implore « Sirius »
l'étoile du soir.
Mais
tous ses cris et ses élans restèrent vains,
Personne
ne répond à son appel.
Devant
un si grand festin,
Des
portions individuelles, un ventre qui a faim,
Croquons
de plus belle.

Dans
son grand lit
Son
mortel ennemi sommeille.
Quand
sonnera l'heure du réveil,
Dix-huit
petites étourdies,
Dans
ce piège cruel, paraîtront devant l'Éternel.
Parole
d'homme
« L'imagination d'un humain ne se mesure pas
À
la vitesse ou à la ruse
De
tous ces petits coquins ».
Hajem8
(25-10-1997
)
|